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L’autopartage ou le choix de la mutualisation

par Scop La Peniche pour le RTES - le 18 mars 2010
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L’autopartage est un mode de déplacement urbain économique et écologique pour les particuliers et les professionnels. Ce système compte plus de 170 000 utilisateurs chez nos voisins suisses et allemands. En France, les premières entreprises d’autopartage fêtent leurs 10 ans et atteignent l’équilibre financier. Le choix de statuts coopératifs est prépondérant dans ces projets qui mobilisent localement des usagers, des collectivités, des entreprises...
Rencontre avec Jean-Baptiste Schmider, responsable de la coopérative d’entreprises France Autopartage.

Ces 10 dernières années, l’autopartage a prouvé sa crédibilité. Il est considéré comme une des réponses à la problématique des déplacements dans les grandes villes.

Rappelez-nous les principes de l’autopartage…
L’autopartage met à disposition d’un groupe d’adhérents une flotte de véhicules accessibles 7/7 jours/et à toute heure en différents lieux de la ville. Les adhérents réservent un créneau horaire par téléphone ou sur Internet et règlent en fonction de la durée d’utilisation. L’autopartage réduit la place de la voiture en ville en termes de stationnement et offre une alternative à la deuxième voiture pour les ménages. Il est complémentaire aux modes de déplacements doux en ville, son implantation et son succès dépendent d’ailleurs de la qualité du réseau de transports collectifs.

Quel est le rôle de France Autopartage ?
Fondée en 2002, la coopérative France Autopartage regroupe plusieurs entreprises d’autopartage basées à Lille, Rennes, Poitiers, Lyon, Marseille, Grenoble-Chambéry, Besançon, Montpellier-Nîmes, Bordeaux, Toulouse et Strasbourg. Notre objectif est de créer un lieu d’échanges d’expériences et de mutualisation. Nous assurons un rôle de conseil auprès des porteurs de projet ou des collectivités locales qui souhaitent développer ces services sur leurs territoires. Nous participons par exemple à des études de faisabilité ou à l’élaboration de cahiers des charges lorsque les collectivités locales souhaitent mettre en place des délégations de service public sur l’autopartage. Nous travaillons également au développement d’une offre inter-urbaine. Un abonnement souscrit auprès d’un des services membres de France Autopartage permettra d’accéder aux offres de l’ensemble du réseau.

Pour quelles raisons les entreprises d’autopartage adoptent-elles le plus souvent un statut coopératif ?
Le modèle coopératif nous semble le plus adapté. C’est particulièrement vrai pour la Scic qui par ses collèges permet d’associer l’ensemble des acteurs liés au projet : usagers, salariés, collectivités, financeurs… Les usagers sont plus que de simples clients, ils s’impliquent dans la construction et la gestion d’un service de qualité. La participation des collectivités y tient une place primordiale. De plus, le modèle coopératif offre des garanties quant à l’utilisation des éventuels excédents financiers et à la rémunération du capital.

Qu’attendez-vous des collectivités dans le développement de l’autopartage ?
Dans le cadre de leurs politiques de déplacements, les collectivités peuvent créer les conditions favorables en favorisant, par exemple, le déploiement des transports publics couplé à une restriction du stationnement. Une collectivité peut aussi mener une politique de densification urbaine ou réduire le coefficient de places de parking par logement ou par entreprise. D’autre part, un service d’autopartage atteint un équilibre financier au bout de 7 ans. Le soutien des collectivités sur ces premières années est donc indispensable. Cet engagement peut prendre plusieurs formes : une aide financière, une souscription au capital, mais aussi l’utilisation professionnelle du service par les agents de la collectivité. Enfin, ce sont les collectivités qui accordent les emplacements de stationnements réservés dans la ville. Ces emplacements sont importants, ils rendent visibles nos services.

Après 10 ans d’autopartage en France, quel bilan faites-vous ?
Ces 10 dernières années, l’autopartage a prouvé sa crédibilité. Il est considéré comme une des réponses à la problématique des déplacements dans les grandes villes. Depuis deux ans, on assiste à un vrai déclic au sein des collectivités locales où cette solution est de plus en plus souvent évoquée. Cependant, nous sommes encore aux prémices de ce que pourrait être un vrai développement de l’autopartage sur le modèle d’autres pays européens. Il faut travailler à construire une offre cohérente de transports qui intègre co-voiturage, vélos, transport à la demande, taxi, transports publics, et autopartage.


Pour en savoir plus sur France Autopartage.

Contact : info@franceautopartage.com

Christiane Bouchart, Conseillère déléguée et communautaire Economie sociale et solidaire et Commerce équitable

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