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La Coursive Boutaric : de la culture en barre !

par Scop La Peniche pour le RTES - le 8 juillet 2013
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Née d’un partenariat entre une association culturelle, Zutique Productions, et Dijon Habitat (ex OPAC de Dijon) autour de la mise en place d’un projet culturel et social pour le quartier des Grésilles, la Coursive Boutaric rassemble aujourd’hui 10 acteurs culturels dijonnais dans une barre HLM de ce quartier populaire de la ville. Pôle témoin PTCE, la Coursive Boutaric est au croisement de la culture, des dispositifs politique de la ville et de l’ESS. Entretien avec Frédéric Ménard, directeur de Zutique Productions et vice-président de la Coursive Boutaric.

Quelles sont les origines du projet ?
En 2004, Zutique Productions intervenait déjà depuis plusieurs années dans les quartiers de l’agglomération dijonnaise pour accompagner les opérations de rénovation urbaine. A cette époque, nous faisions le constat, partagé par Dijon Habitat, que ces actions ponctuelles ne nous permettaient pas de construire des relations durables avec les habitants, fondées sur une véritable confiance. De plus, ces quartiers souffraient de l’absence de lieux culturels de proximité. Alors pourquoi ne pas nous y installer et créer du lien social dans la cage d’escalier ? En 2007, grâce à un partenariat avec Dijon Habitat, nous nous sommes installés dans l’un des appartements de la barre Boutaric, un immeuble du quartier des Grésilles, et dont la moitié des logements étaient inoccupés à cause de sa mauvaise réputation. Progressivement d’autres acteurs culturels nous ont rejoints, ce qui a permis de prouver que des entreprises pouvaient exercer leur activité dans un immeuble de ce type ; coopérer ; participer à l’amélioration du cadre de vie (organisation d’événements artistiques et d’actions culturelles) ; et favoriser le lien social en soutenant des initiatives artistiques et culturelles animées par des habitants de l’immeuble ou des personnes du quartier.

Esplanade Boutaric - juin 2012 from Zutique Productions on Vimeo.

Comment sont « recrutés » ces nouveaux partenaires ?
Pour renforcer notre écosystème, nous essayons d’accueillir des entreprises de tailles différentes et mobilisant des compétences complémentaires à celles déjà réunies sur le lieu. Ce sont souvent des structures issues de nos réseaux professionnels, parfois orientées par la mairie de Dijon. Les candidatures sont présentées lors des Midi Boutaric, nos rencontres bi-mensuelles rassemblant tous les salariés, puis validées par le bureau de l’association. Aujourd’hui ce sont 10 structures qui habitent l’immeuble Boutaric ! L’association La Coursive Boutaric leur met à disposition les appartements qu’elle gère dans le cadre d’une convention signée avec Dijon Habitat.

Quelles sont les coopérations entre membres de la Coursive ?
Nous sommes tous confrontés à des problématiques communes sur nos modèles économiques, sur les questions de formations et de compétences, sur la pérennisation des emplois... Nous mettons donc en place des outils et des services pour accompagner ces structures dans leur développement : nous travaillons ensemble pour trouver de nouveaux business modèles moins soumis aux aléas des financements publics (via des réponses communes à des appels d’offres...), nous développons des formations-actions en lien direct avec les besoins en compétences recensés au sein des structures. Nous réfléchissons également à la création d’un système de trésorerie mutualisée, à la mise en place d’un outil pour l’emploi, à celle d’un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC), ainsi qu’à la création d’un groupement d’achats éco-responsables... La coopération se fait aussi au quotidien par l’implication dans la vie de l’immeuble et dans le cadre d’échanges informels de connaissances et savoir-faire.

Quels sont les effets de l’installation de la Coursive Boutaric dans le quartier ?
Nous participons pleinement à la vie locale ! Nous essayons d’installer une vrai synergie entre tous les acteurs socio-culturels présents sur le quartier. Ainsi, tous les ans, des salariés des structures membres de la Coursive et des habitants de l’immeuble organisent la Casbah Boutaric, une fête qui réunit entre 1000 et 1500 personnes. Autres exemples : des habitants et des salariés ont créé ensemble un jardin partagé au pied de l’immeuble ; la Coursive est également fortement impliquée dans le projet d’éco-réhabilitation de la barre Boutaric... Il s’agit pour nous d’être partie prenante de l’amélioration du cadre de vie dans le quartier.

La Casbah Boutaric, 2012 à Dijon ! from Zutique Productions on Vimeo.

Que vous apporte la démarche des PTCE ?
Nous avons rejoint un réseau national qui nous permet d’accéder à de nouveaux outils, d’échanger avec d’autres pôles. Les PTCE favorisent la porosité entre l’économie, la culture, le social... Une porosité qui manque souvent à nos partenaires que sont les collectivités locales. Enfin notre labellisation comme pôle témoin est aussi une reconnaissance du rôle économique de « l’ESS culturelle » dans le développement des territoires.





Pour en savoir plus, consultez la fiche de la Coursive Boutaric sur le site du Labo de l’ESS .

Pour découvrir les structures membres de la Coursive Boutaric, c’est ici !

Photos : Zutique Productions

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