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Patricia Andriot, Vice-présidente de la Région Champagne-Ardenne en charge de l’ESS

par Scop La Peniche pour le RTES - le 27 juillet 2010
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Patricia Andriot, élue Europe Ecologie, vient de rejoindre l’exécutif du Conseil régional Champagne-Ardenne en tant que Vice-présidente en charge de l’ESS. Elle prolonge ainsi un engagement de longue date dans le monde associatif en faveur d’une mutation vers un modèle économique plus respectueux de l’homme et de son environnement.

La collectivité a, avant tout, un rôle de catalyseur d’énergies positives et ne doit pas trop s’attacher à faire rentrer les projets dans des cases établies. La priorité pour moi est la création d’emplois de qualité dans un cadre collectif.

Quelles avancées a permis Progress, le programme régional de développement de l’ESS ?

Depuis son lancement en 2005, Progress a réussi à installer l’ESS dans le paysage économique de Champagne-Ardenne. En effet, le secteur est riche de nombreuses coopératives et mutuelles, mais était peu présent dans les politiques de développement de la Région. En appuyant la création d’outils de financement, la structuration des réseaux et la professionnalisation des acteurs, Progress a donné une légitimité à l’action du Conseil régional dans ce champ économique. La mise en oeuvre du plan a aussi vu au sein du service économie la constitution d’une petite équipe de professionnels fortement mobilisée. Si le bilan est positif, il est temps maintenant de changer d’échelle pour faire face à la nécessaire reconversion de notre économie régionale.

Quelles seront les priorités de votre mandature ?

Nous allons poursuivre nos politiques de structuration et de professionnalisation des acteurs, mais l’effort principal portera sur le décloisonnement du secteur. Il faut, en effet, créer plus de fluidité entre l’économie classique et l’ESS. En cette période de faillites économiques et de transmissions difficiles de PME, la coopérative présente une solution intéressante mais encore mal connue, et mérite d’être popularisée. Nous allons donc mettre en place une cellule d’appui à la reprise d’entreprises qui aura pour mission de sensibiliser tous les acteurs intervenant sur ces opérations. Un tribunal de commerce, un administrateur judiciaire ou un syndicat devront voir la Scop comme une solution potentielle. Nous devons également agir sur les créations d’entreprise, où les Scop ne sont pas assez connues des réseaux d’accompagnement.

Comment va se construire le soutien de la région aux acteurs de l’ESS ?

Dans cette logique de décloisonnement des politiques économiques régionales, nous envisageons de redimensionner nos aides aux entreprises par la création d’une entrée économie non spécialisée. Dans le cadre des accords cadre entre la Région et les territoires de Champagne-Ardenne, nous allons également proposer à ces derniers d’inclure des clauses favorisant le développement de l’ESS locale. L’action de proximité est souvent au coeur de l’ESS et correspond donc bien aux enjeux portés par ces contrats. Enfin, nous allons mener différentes actions de communication et d’information pour que l’ESS et les solutions qu’elle propose touche un public plus large.



Quelle vision doit-on se faire de l’économie sociale et solidaire, aujourd’hui ?

Pour le moment le secteur reste encore relativement marginal. Les réseaux comme le RTES ont une importance capitale pour permettre aux élus et aux professionnels d’échanger leurs expériences et ainsi renforcer l’ESS pour qu’elle devienne une alternative crédible. Aujourd’hui, les limites définissant l’économie sociale et solidaire sont en débat. Et nous en débattrons d’ailleurs localement lors des prochains Etats généraux de l’ESS coordonnés par le Labo ESS. Pour ma part, il me semble que la collectivité a, avant tout, un rôle de catalyseur d’énergies positives et ne doit pas trop s’attacher à faire rentrer les projets dans des cases établies. La priorité pour moi est la création d’emplois de qualité dans un cadre collectif. La question des statuts me semble moins importante que la nécessité de faire dorénavant évoluer les modes de productions vers des pratiques respectueuses des quatre piliers du développement durable. Il n’en reste pas moins que les statuts instaurent un cadre d’action collectif et posent de fortes garanties concernant un partage juste des résultats financiers.


Pour en savoir plus sur l’ESS en Champagne-Ardenne.

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