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Réussite de la journée des Pôles Territoriaux de Coopération Economique en Rhône-Alpes

par alfederici - le 9 novembre 2012
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Assistance fournie, intervenants de qualité, échanges nombreux, la réussite était au rendez-vous de cette rencontre régionale d’échanges, de réflexion et de co-production sur les PTCE organisée le 25 octobre à Trévoux, dans l’Ain. Une bonne centaine de personnes ont participé à cette rencontre, organisée par Val Horizon (pôle témoin implanté à Trévoux), le Coorace Rhône-Alpes, la CRESS Rhône-Alpes, la Région et le RTES, avec le soutien des autres pôles témoins de la région (Culture et Coopération, Scène(s) de Musiques ACtuelles de l’Ardèche et Pôle Sud).

Le maire de Trévoux et président de la communauté de communes Saône Vallée a ouvert la journée en soulignant l’intérêt des PTCE : ancrées sur un territoire, favorisant les passerelles entre acteurs de l’ESS et entreprises classiques, les dynamiques de pôles sont importantes pour les collectivités.

Les regards croisés le matin de Danièle Demoustier, socio-économiste et maître de conférence à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, et d’Olivier Exertier, consultant en développement économique, spécialiste des pôles de compétitivité, ont apporté de précieux éclairages sur plusieurs questions importantes, qui ont été approfondies l’après-midi en ateliers (et qui seront également à approfondir dans les démarches d’animation régionale et nationale) :

- Pour les Pôles Territoriaux de Coopération Economique comme pour les clusters, l’enjeu de ces démarches est de faire face à l’émiettement et à la petite taille des structures et d’aider à leur structuration afin de les consolider, les développer et diffuser l’innovation. Points communs donc, des acteurs réunis autour d’une stratégie commune, souvent structurés autour d’une logique associative et de mutualisation.

- La conviction à l’origine de la démarche clusters est qu’il est plus performant de soutenir des démarches collectives que des structures. S’il n’y pas de définition précise des clusters, l’image de la triple hélice est souvent évoquée : regroupement d’entreprises, de centres de recherche et de collectivités (l’implication des centres de recherche constitue sans doute un des points importants de progrès des PTCE actuels). Ces pôles peuvent porter des projets collaboratifs (par exemple recherche en amont, recherche-développement, infrastructures et zones d’activités, ressources humaines et formation), ou des actions transversales (management, promotion et communication, animation scientifique, ...).

- Concernant les conditions d’émergence, il a été rappelé que trouver un intérêt commun ne suffit pas : il faut pouvoir travailler dans la confiance, et cela se construit. Les collectivités peuvent participer à créer cet environnement, par exemple au travers des appels à projets, du soutien à la mise en réseau d’acteurs, ... Ce n’est sans doute pas un hasard si la région Rhône-Alpes est une des régions les mieux dotées en réseaux d’acteurs, qu’il s’agisse des clusters (1ère région où existe depuis 2003 une politique structurée de soutien aux clusters) ou des PTCE.

Le directeur d’un groupe coopératif de Savoie, regroupant 5 coopératives représentant 200 salariés, explique que son groupe est né il y a 20 ans, dans une période de crise locale, après les JO d’hiver. Il a insisté sur la nécessité de pouvoir travailler dans la durée.

Plus généralement, il s’agit de faire reconnaître la coopération comme mode de régulation à valoriser aux côtés de la régulation administrative et du marché.

- Concernant la gouvernance des PTCE, la nécessité d’un leadership a été soulignée, nécessitant des compétences d’animateur et de développeur. Pour travailler dans la durée, il est sans doute important de dépersonnaliser les relations, et donc d’institutionnaliser et de structurer. Parmi les points débattus, faut-il un poste d’animation dédié ou dans le cadre du prolongement d’une activité existante ? Quelles sont les structures juridiques possibles : association, UES, SCIC holding avec associations et SCOP, ... ? Peut-on conserver le principe une personne une voix dans ces groupements, quelque soit la taille de l’entreprise ? Comment associer non seulement les responsables des structures, mais l’ensemble des salariés, les bénévoles, ... ?

- La question du modèle économique des pôles a également été posée. Pour les pôles de compétitivité, on trouve 2 modèles opposés en Europe, entre l’anglo-saxon, sans financement public, s’inscrivant dans une logique de facturation de services aux membres, et celui où les pouvoirs publics financent entièrement l’animation. La France se situe dans un modèle intermédiaire, avec l’objectif de parvenir à un cofinancement 50-50 public privé, en facturant par exemple des formations collectives.

L’importance et les difficultés de l’évaluation ont été soulignées, en distinguant l’évaluation du cluster ou du pôle lui-même et celle de l’écosystème [1]. Une dizaine d’indicateurs sont régulièrement utilisés (emplois, publications, brevets,..) pour l’évaluation des clusters, mais il est toujours difficile d’identifier de façon isolée l’impact du facteur cluster sur les autres facteurs explicatifs.

Des ateliers l’après-midi, alimentés notamment par les témoignages de pôles témoins rhônalpins, ont permis d’approfondir plusieurs thématiques :
- les conditions favorables à l’émergence des pôles
- la gouvernance, le pilotage et le fonctionnement en construction dans un PTCE
- la place de la collectivité locale dans l’émergence et le développement d’un PTCE (avec plusieurs clés d’entrée : la mobilisation d’outils existants en terme par exemple d’animation économique du territoire, d’appui à la structuration d’une filière, de commande publique, de foncier ; la création d’un écosystème favorable et la sensibilisation des élus à l’intérêt des pratiques coopératives interentreprises)

Cyril Kretzschmar, conseiller régional délégué à l’ESS et à l’artisanat et Christiane Bouchart, présidente du RTES, ont en conclusion de la journée souligné l’importance d’inventer des espaces de démocratie, de dialogue, de mobilisation et de développement.


Retrouvez les documents et compte-rendus de la journée

Retrouvez par ailleurs les Actes du colloque organisé par l’IEP de Grenoble et la Métro le 8 septembre 2011 autour du thème "Mutualisation de moyens, mutualisation de projets dans l’ESS".

Notes

[1] Voir exemple méthodologie d’évaluation

Portfolio

Documents joints

  • Actes du séminaire Grenoble Mutualisation de moyens (PDF - 360.6 ko)

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